Réseau d'information sur les municipalités — MRC de Rivière-du-Loup

Actualités

La traverse Rivière-du-Loup-Saint-Siméon, exemple marquant de manque de vision à l’échelle régionale

28 septembre 2020

Le Réseau d’information sur les municipalités n’en revient pas de l’attitude de la Ville de Rivière-du-Loup et de sa mairesse dans le dossier de la traverse de Rivière-du-Loup-Saint-Siméon, depuis que la nouvelle circule sur son déménagement de Rivière-du-Loup vers Cacouna.

Selon le porte-parole du Réseau Roger Plante, observateur de la situation politique depuis 40 ans, la situation d’aujourd’hui est causée par des acteurs politiques locaux qui se sont succédé mandat après mandat, sans avoir une vision régionale à l’échelle de la MRC de Rivière-du-Loup. Le Réseau propose depuis sa création de former un grand Rivière-du-Loup, une zone de 30 000 habitants formée de Rivière-du-Loup, Notre-Dame-du-Portage, Saint-Antonin, Saint-Modeste, Saint-Arsène et Cacouna, que pas moins de 42 élus tentent péniblement de gouverner aujourd’hui, sans succès.

Les fusions de Rimouski en 2002 ont été bénéfiques pour la gouvernance, avec 12 élus pour une ville de 50 000 habitants aujourd’hui. Pendant ce temps, à Rivière-du-Loup, on continue les guerres de clocher malgré les subventions offertes par le gouvernement pour encourager les regroupements – une option passée sous silence par tous les élus désireux de conserver leur poste. La fusion de Cacouna a pris de nombreuses années, et la fusion de Saint-Patrice a elle-même pu aller de l’avant une fois tous les nananes distribués aux personnes en mesure de bloquer la situation. Si on avait une seule ville, il serait normal et naturel de placer la traverse dans une zone où il y a de l’eau, et la planification urbaine aurait été pensée en conséquence à l’échelle régionale depuis longtemps. Au lieu de cela, des sommes majeures ont été investies dans un emplacement déficient. La Société des traversiers du Québec, elle, est objective dans son analyse et a une vision qui dépasse les petites frontières locales maintenues par l’esprit de clocher d’élus sans vision et en compétition éternelle les uns contre les autres.

Le préfet, censé incarner cette vision régionale, se condamne lui-même à plafonner au niveau des intérêts égoïstes de ses pairs qui l’élisent en refusant d’être élu par toute la population de la MRC. Sous son règne illégitime et interminable, la MRC a gravement négligé sa première mission d’aménagement du territoire.

Une telle situation a aussi pu se produire parce que les élus travaillent derrière des portes closes, ce qui empêche la population de constater leur manque d’aptitude à gouverner. Le Réseau réclame de longue date plus de transparence des délibérations municipales afin de voir la couleur de nos élus.

On est en droit d’avoir des politiciens de qualité qui ont de la vision, dont on est privé depuis trop longtemps. Cela a coûté beaucoup à la population en opportunités manquées de développement intelligent, conclut le Réseau.