Réseau d'information sur les municipalités — MRC de Rivière-du-Loup

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Explosion des tarifs: la SÉMER creuse sa propre tombe

3 novembre 2019

Le Réseau d’information sur les municipalités s’inquiète des conséquences de l’explosion des tarifs de la SÉMER sur la continuité du projet.

En 2018, envoyer des matières à la SÉMER coûtait aux municipalités 92 $ par tonne, et au site d’enfouissement de la Ville de Rivière-du-Loup, 89 $ par tonne.

Or, la SÉMER a décidé de tarifer 14 $ par habitant dès 2020, en abandonnant la tarification par tonne. Cela signifie une hausse des coûts de plus de 330 % pour la MRC de Kamouraska et de 360 % pour la MRC des Basques. Pour des volumes comparables, cela équivaut à plus de 400 $ la tonne. La SÉMER n’est clairement plus compétitive.

Cette hausse a été imposée sans discussion avec les municipalités clientes et à la veille du budget, ce qui a créé un fort mécontentement. Le maire de Trois-Pistoles a même proposé que la SÉMER déclare faillite et a vertement critiqué les façons de faire de l’organisme. Au printemps dernier, le porte-parole du Réseau Roger Plante avait proposé à la mairesse de Rivière-du-Loup et vice-présidente de la SÉMER Sylvie Vignet de fermer l’usine de biométhanisation, en lui remettant symboliquement une chaîne et un cadenas.

Enregistrement audioExplosion des coûts de la SÉMER: réaction du maire de Trois-Pistoles Jean-Pierre Rioux [7m23s]
CIEL-FM, le 1er novembre 2019

Puisque l’enfouissement des matières organiques est encore permis jusqu’en 2022 et coûte environ la même chose que la SÉMER actuellement, les MRC des Basques, de la Mitis et du Kamouraska pourraient être tentées de mettre fin à leur contrat avec la SÉMER. Elles pourraient alors économiser l’équivalent de leur hausse. Cela représente 228 000 $ pour le Kamouraska et 200 000 $ pour les Basques, plus les frais de transport. Il s’agirait d’une décision d’affaires compréhensible de la part des maires et conseillers concernés. Les municipalités pourraient aussi opter pour d’autres solutions disponibles dans la région, comme différentes plateformes de compostage publiques ou privées.

Le Réseau s’inquiète de voir la SÉMER s’expulser elle-même du marché en agissant cavalièrement avec ses clientes municipales et en exigeant d’elles des tarifs démesurés. Cela ne ferait que précipiter la chute de ce projet.

Site InternetUne facture plus salée pour les utilisateurs de l'usine de biométhanisation
Radio-Canada, le 1er novembre 2019
Site InternetJean-Pierre Rioux en furie contre les dirigeants de la SÉMER
CIEL-FM, le 1er novembre 2019
Article de journalExplosion des coûts pour le bac brun au Kamouraska
Le Placoteux, le 1er novembre 2019
Enregistrement audioCommentaire sur l'explosion des coûts de la SÉMER [13m5s]
CIEL-FM, le 1er novembre 2019

Mots-clés : SÉMER