Réseau d'information sur les municipalités — MRC de Rivière-du-Loup

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Les bacs bruns: un flop monumental

12 mai 2019

Le Réseau d’information sur les municipalités a obtenu le coût de traitement et le volume des matières recueillies en janvier 2019 dans les bacs bruns par chaque municipalité rurale de la MRC de Rivière-du-Loup.

Le peu de matières obtenues dans cette période révèle que le jeu n’en vaut pas la chandelle.

Saint-François-Xavier-de-Viger 0,13 t
Saint-Paul-de-la-Croix 0,5 t
Saint-Hubert-de-Rivière-du-Loup 1,94 t
Saint-Modeste 0,6 t
Saint-Épiphane 0,6 t
Saint-Cyprien 0,85 t
Saint-Arsène 0,86 t
Notre-Dame-du-Portage 2,3 t
L’Isle-Verte 0,5 t
Cacouna 2,5 t
Saint-Antonin* 4,25 t
Total 15,03 t

La Ville de Rivière-du-Loup a répondu trop tard aux sollicitations du Réseau pour être prise en considération dans ce total. Mais en supposant une contribution proportionnelle à sa population, le volume de matières pourrait avoisiner 30 tonnes pour le mois en incluant la Ville.

Rappelons que pour la MRC de Rivière-du-Loup, la SÉMER estime le gisement de matières domestiques à 5574 tonnes en 2019 (soit 464 tonnes par mois en moyenne) et a estimé être capable d’en recueillir 3344 tonnes (soit 279 tonnes par mois en moyenne). La situation actuelle atteint à peine 16 % de cette cible. En tout, ce serait seulement 9,7 % du gisement qui serait exploité.

Pour janvier 2019, les municipalités rurales ont dépensé plus de 1600 $ à la SÉMER pour traiter leurs matières et environ le triple pour la cueillette et le transport. Cela revient à environ 400 $ la tonne pour les municipalités.

Ces coûts n’empêchent pas la SÉMER de faire des déficits, et pour les municipalités, ils s’ajoutent à l’absence de revenus de la SÉMER.

Par exemple, la municipalité de Saint-François-Xavier-de-Viger a payé 112 $ pour faire récolter ses 130 kg de matières, et paie aussi 14 $ à la SÉMER elle-même pour leur traitement. Il est probable qu’on crée plus de pollution en promenant les camions vides qu’on en évite avec le biogaz.

Selon le Réseau, ces piètres résultats, qui coûtent cher à la SÉMER et éloignent toute perspective de rentabilité de la collecte domestique, sont attribuables à l’exclusion de la population de tout le processus, ce qui a résulté en un manque de confiance et une perte complète d’adhésion.

Le Réseau demande aux actionnaires publics de présenter leur plan pour corriger cette situation. Il estime que le projet entier devrait être revu en consultant la population.

* Ce texte a été modifié le 13 mai : la population de Saint-Antonin a été ajoutée et les estimations et ratios ont été réajustés en conséquence. On remarque que les populations de Saint-Antonin et de Notre-Dame-du-Portage, plus jeunes, participent davantage à la collecte des matières organiques.


Mots-clés : SÉMER