Réseau d'information sur les municipalités — MRC de Rivière-du-Loup

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Conseillers «statues de plâtre»: le Réseau assume le terme

14 novembre 2018

Le terme de « statues de plâtre » était assumé, réaffirme le Réseau d’information sur les municipalités après la parution d’un article de Radio-Canada qui le qualifie d’« injure » aux conseillers municipaux de la Ville de Rivière-du-Loup.

Ironiquement, c’est le conseiller Nelson Lepage, mis en cause pour n’avoir pipé mot lorsque le directeur général Jacques Poulin avait grossièrement déformé un projet de règlement qu’il avait présenté, qui a pris la défense des conseillers à la séance du 12 novembre.

Grâce à une intervention du Réseau en 2016 sous l’administration du maire Gaétan Gamache, les citoyens on pu commencer à poser des questions aux conseillers municipaux, et les médias se sont mis à suivre plus attentivement les activités du conseil de ville, qui était devenu plus intéressant.

Cependant, en mars de la même année, le conseiller Mario Bastille avait admis que toutes les décisions du conseil municipal étaient déjà prises, dans les faits, une semaine avant la séance publique, lors de la réunion plénière. Il avait indiqué que « quand des décisions ne sont pas unanimes, elles ne viennent pas en séance publique tant qu'on n'a pas réglé le problème ».

D’ailleurs, même si les citoyens se voient interdire toute émotivité par la mairesse Sylvie Vignet, M. Bastille avait indiqué à l’époque que dans les séances plénières, « ça arrive qu’on se crêpe le chignon, bien solide ».

En prononçant le terme fort de « statues de plâtres », le porte-parole du Réseau Roger Plante a parfaitement fait passer le message que confiner le débat décisionnel à l’espace privé constitue un obstacle à l’information du public et donc à la démocratie représentative. Il a du même coup signifié que les citoyens ne se laisseraient pas exclure de ce débat. Le terme choisi est par conséquent tout à fait justifié par le débat démocratique et ne saurait être considéré comme une injure ou une atteinte à la réputation, d’après le Réseau.

Le rapport de la Commission Charbonneau recommande de supprimer les séances plénières des conseils municipaux dans la plupart des cas. Sa recommandation 51 se lit comme suit : « Adopter des dispositions limitant les exceptions au caractère public des délibérations des élus municipaux du Québec ».

Cette position a été transmise de nombreuses fois à Radio-Canada, qui n’en a toutefois pas tenu compte dans son article.

Ressources (2016)

Enregistrement audioCompétence, pouvoirs et écrasement des conseillers municipaux: l'exemple de Rivière-du-Loup [12m12s]
CIEL-FM, le 21 mars 2016
Site InternetUne démocratie sans délibérations publiques
Radio-Canada, le 19 novembre 2018
Enregistrement audioEntrevue avec l'ex-ministre des Affaires municipales Rémi Trudel: les séances plénières nuisent à la démocratie municipale [7m23s]
Radio-Canada, le 19 novembre 2018

Mots-clés : Rivière-du-Loup