Réseau d'information sur les municipalités — MRC de Rivière-du-Loup

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Le Carrefour maritime ne peut pas compter sur un brise-glace, avertit le Réseau

18 octobre 2018

Le projet de Carrefour maritime a récemment été révisé de 14,2 M$ à 11,4 M$ après le retrait de Tourisme Bas-Saint-Laurent comme partenaire du projet.

Désormais, le Réseau d’information sur les municipalités s’interroge sur la viabilité d’un autre partenaire, l’opérateur de la traverse Rivière-du-Loup-Saint-Siméon. C’est ce partenaire qui amène présentement le plus d’achalandage dans la zone du projet.

Cela fait quelques années que l’on cherche un nouveau traversier pour remplacer le N.M. Trans-Saint-Laurent qui est âgé de 65 ans. Le Réseau demande donc à la Ville de Rivière-du-Loup de garantir que les infrastructures existantes sont capables d’accueillir le traversier qui le remplacera.

Selon le Réseau, un brise-glace ne pourrait simplement pas accoster à Rivière-du-Loup, où les eaux ne sont pas assez profondes. Or, un brise-glace est nécessaire pour assurer une traverse 12 mois par an.

Même si la Ville a indiqué qu’elle ne construirait pas de bâtiment sans avoir des contrats avec ses différents partenaires, le Réseau s’inquiète que les opérateurs actuels de la traverse ne signent une entente qui donne le feu vert au projet, pour ensuite se retrouver avec un navire incompatible. De plus, l’entente avec le propriétaire du traversier, Clarke Transports, se termine en 2022.

« L’opérateur ne peut pas planifier desservir une traverse 12 mois par an tout en restant à Rivière-du-Loup. Un projet qui inclut ce partenaire risque de devenir un éléphant blanc », affirme le Réseau.

Le Réseau demande plutôt aux élus d’envisager de travailler sur un projet à Cacouna qui dispose d’un port en eaux plus profondes, et d’étudier la fusion avec cette municipalité.

Le Réseau propose de longue date la fusion de Cacouna, Rivière-du-Loup, Notre-Dame-du-Portage et Saint-Antonin. Le ministère des Affaires municipales dispose d’ailleurs d’un programme consacré à financer les coûts de fusions municipales. Selon les calculs du Réseau, ce sont 650 000 $ qui pourraient être versés à Rivière-du-Loup pour financer une étude et la soutenir après la fusion de ces quatre municipalités, un scénario envisagé au début des années 2000. Si Saint-Modeste et Saint-Arsène se joignaient au regroupement, comme le préconise le plan de fusions proposé par le Réseau en 2015, la nouvelle ville fusionnée serait admissible à 859 000 $ d’aide financière.


Mots-clés : Rivière-du-Loup