Réseau d'information sur les municipalités — MRC de Rivière-du-Loup

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Record de logements inoccupés à Rivière-du-Loup

11 février 2016

Le taux d'inoccupation des logements de la ville de Rivière-du-Loup figure parmi les plus élevés au Québec, selon des chiffres publiés par la Société canadienne d'habitation et de logement (SCHL).

Plus inquiétant encore, depuis avril 2007, ce taux n'a fait qu'augmenter. En octobre 2015, il s'élevait à 6,0 %, alors qu'il n'était en moyenne que de 2,2 % durant toute la décennie 2000. En outre, la SCHL indique que le taux de disponibilité des logements louperivois est de 6,4 %.

Il faut remonter à la morosité économique d'avril 1994 pour trouver un taux d'inoccupation des loyers aussi élevé à Rivière-du-Loup.

Taux d'inoccupation des logements à Rivière-du-Loup

Ces chiffres consolident ceux du déclin démographique des trois dernières années à Rivière-du-Loup (-329 habitants entre 2012 et 2015) qui ont été diffusés cette semaine et que certains élus ont tenté de minimiser. Le Réseau d'information sur les municipalités s'inquiète que de nombreux élus préfèrent remettre en doute le déclin démographique plutôt que de s'attaquer au problème. Le Réseau a notamment proposé un ambitieux plan de fusions municipales et de MRC afin de stimuler la croissance et d'augmenter l'efficacité.

Ce débat intervient le lendemain de la publication d'une nouvelle étude de l'Institut de la statistique du Québec qui montre que le vieillissement de la population est plus accentué dans les petites municipalités. L'étude s'alarme du fait que « le Bas-Saint-Laurent ne compte que 10 municipalités en croissance parmi les 130 qui la composent » et qu'on y trouve le plus grand nombre de municipalités de moins de 1000 habitants.

Selon la SCHL, un ménage louperivois sur six, soit 1445 familles, gagnait en 2011 moins de 20 000 $ par an. Elle considérait 125 logements comme surpeuplés.

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