Réseau d'information sur les municipalités — MRC de Rivière-du-Loup

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Cacouna interdit aux journalistes de filmer une séance agitée, puis se ravise

5 août 2014

Le Réseau d'information sur les municipalités condamne la municipalité de Cacouna pour avoir fait usage de son règlement anti-caméras afin de museler des journalistes lors de la séance du conseil du 4 août dernier.

Les événements, soit un refus initial de filmer la remise d'une pétition contre le projet de terminal pétrolier de TransCanada, puis une rétractation du conseil devant des médias locaux mécontents, ont suscité la condamnation du président de la Fédération professionnelle des journalistes du Québec, Pierre Craig, qui a rappelé le devoir des journalistes non seulement d'informer le public mais aussi de défendre leur droit d'exercer librement leur travail.

Chez les médias locaux, certains sont rapidement montés aux barricades mais d'autres n'ont même pas mentionné l'accroc à leur liberté dans la couverture de la séance. CIMT a fustigé un « règlement sans valeur et qui est une atteinte au droit d’information ».

Les journalistes de CIEL FM ont raillé lundi la résistance des maires de la MRC de Rivière-du-Loup pour qui « on s'est occupé de tirer sur le messager » au lieu de chercher à être transparent. Déplorant que « ça prend un mois avant d'avoir les procès-verbaux », ils ont plaidé pour une réglementation provinciale sur la question et exigé que les séances soient systématiquement filmées et publiées.

Le Réseau estime que les événements et l'attitude du conseil ont démontré que l'application du règlement a été arbitraire et que les journalistes lésés devraient en contester la validité devant un tribunal pour cette raison.

« Curieusement ces interdictions existent juste quand ça brasse un peu », s'est d'ailleurs moqué sur Twitter Michel-Félix Tremblay, un journaliste de Radio-Canada.

La transparence la plus totale devrait toutefois être de mise pour le conseil de Cacouna, puisque TransCanada rémunère actuellement au moins 4 lobbyistes afin de faire pression sur la municipalité, selon le registre des lobbyistes du Québec.

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Mots-clés : Cacouna