Réseau d'information sur les municipalités — MRC de Rivière-du-Loup

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Projet de redécoupage des Basques : le Réseau commente les interventions publiques

11 janvier 2010

Le Réseau d’information sur les municipalités souhaite commenter les interventions de différents acteurs politiques concernant sa proposition de redécoupage de la carte de la MRC des Basques.

Citons d'abord le maire de Trois-Pistoles Jean-Pierre Rioux, qui a immédiatement noté un avantage du projet : le pouvoir de se procurer des services, directement en lien avec la population de la MRC. Il a aussi relevé un point qui ne serait pas réglé par le transfert de L'Isle-Verte, Saint-Paul-de-la-Croix et Saint-Cyprien dans les Basques, soit la nécessité de créer des emplois.

Le Réseau ne considère pas ce dernier point comme une faiblesse ou un inconvénient du transfert. Il s'agit plutôt d'un premier pas, qui ne peut qu'aider la situation de déclin de la MRC des Basques par l'ajout de près de 3300 habitants à la population existante. Cela serait le début d'un partage équitable entre la MRC de Rivière-du-Loup et celle des Basques.

D'autre part, le Réseau a eu confirmation que lors de la création de la MRC des Basques, Saint-Cyprien et Saint-Paul-de-la-Croix étaient destinées à faire partie des Basques. Ces deux municipalités n'ont changé d'allégeance qu'au dernier moment à la suite de pressions internes. D'ailleurs, les étudiants de Saint-Cyprien fréquentent toujours l'école secondaire située à Trois-Pistoles.

Premier élu à réagir à l'idée, le député Jean D'Amour sait bien que le redécoupage proposé est une manne pour la MRC des Basques. C'est pourquoi nous avons été déçus de sa réaction lorsqu'il a déclaré ne pas vouloir « commenter quelque réflexion que ce soit au-delà de celles qui sont déjà dirigées par les élus ». Selon Roger Plante, porte-parole du Réseau, « la population des Basques a le droit de se prononcer sur ce projet de regroupement, et la remarque de M. D'Amour rejette ce droit du revers de la main ». Selon le Réseau, le député de Rivière-du-Loup devrait plutôt accueillir l'idée avec enthousiasme pour les Basques et aider la MRC dans une démarche peu courante. « Si la population des Basques dit oui, ce sera à M. D'Amour de la représenter à Québec. », affirme M. Plante.

Sur un autre plan, le préfet Michel Lagacé a conclu à tort que le Réseau était contre les projets de méthanisation et éolien en cours. Le 29 décembre, il déclarait en entrevue que le Réseau avait proposé d'interrompre ces projets, ce qui est infondé. Dans son communiqué, le Réseau écrivait plutôt que les deux MRC « devraient faire le point sur leur situation respective et ouvrir par l'occasion leurs lettres patentes » avant de se lancer dans ces projets, un souhait tout à fait normal qui signifie que l'on évite de débuter des négociations sur des bases moins équitables pour les petites municipalités. D'ailleurs, le maire de Notre-Dame-des-Sept-Douleurs confirmait le 30 décembre dernier que sa municipalité se retirait du projet éolien par crainte de voir augmenter ses quotes-parts, affirmant que la population n'avait pas été consultée et que « le rôle d'une municipalité n'est pas de faire du placement d'affaires ».

L'idée de redécoupage a déjà du succès auprès d'acteurs économiques des Basques qui ont déjà apporté leur entier appui au projet de façon officieuse. D'autres anciens élus des deux MRC ont aussi eu des bons mots pour la suggestion du Réseau. « Nous croyons que la population est beaucoup plus en accord avec notre projet que leurs élus voudraient bien l'avouer », affirme Roger Plante, qui espère que les maires qui sont directement concernés laisseront leur conseil et leur population s'exprimer librement.

Le Réseau presse donc les municipalités de la MRC de Rivière-du-Loup et particulièrement celles des Basques de voter des résolutions donnant à leur préfet le mandat d'ouvrir les lettres patentes pour aller de l'avant avec le projet.

Les enjeux financiers

Valeur foncière de la MRC de Rivière-du-Loup : 2 493 368 409 $
Valeur foncière de la MRC des Basques : 521 500 031 $

Valeur foncière de Saint-Cyprien : 59 546 130 $
Valeur foncière de L'Isle-Verte : 98 792 300 $
Valeur foncière de Saint-Paul-de-la-Croix : 16 408 808 $
Total : 174 747 238 $

Quotes-parts payées par les trois municipalités : 215 243 $

Mots-clés : Viabilité régionale